Sculptures organiques

Cliquez sur l'image pour accéder au diaporama

Mes dernières réalisations, fruits de confrontations entre matériaux rigoureux et formes sensibles, suscitent une multitude d’interprétations. L’organique, le végétal, l’animal se sont introduits dans ma pratique et ont stimulé mes capacités à imaginer le monde autrement. Il ne s’agit plus de s’intéresser exclusivement à la seule présence physique de l’objet. Les formes, les dimensions, les matériaux ont subi des transformations inédites en fonction des opportunités et des interrogations rencontrées.

Désormais mes sculptures, me permettent d’investir et de m’approprier de nouveaux territoires physiques et symboliques. Les images qui leur sont associées, dessins, photographies et vidéos, viennent s’interposer pour renforcer ; alléger, disperser, contredire la présence de l’objet. Elles aident à métamorphoser les espaces où elles sont exposées en induisant des actions, des sensations et parfois des réflexions propres à la singularité de chaque expérience vécue.

Ces dispositifs se veulent un appel à remettre en question notre discernement. Que peut-on qualifier de « vrai » ou de « faux »?

Comment définir le naturel sans l’artifice ? Que devient la vaine tentation de vouloir saisir une réalité dénuée de subjectivité ?

Ces derniers travaux entrent donc en résonance avec les questions auxquelles nous ne pouvons actuellement plus nous soustraire, celles que se pose tout homme dans un environnement dont il éprouve l’impermanence, celles qui façonnent mon cheminement vers un monde en devenir tout autant esquissé par le doute que par l’espoir.


Présentation : sculptures organiques – Thierry Boyer (2020)



Thierry Boyer utilise le verre pour jouer sur la transparence et la lumière, pour nous faire miroiter une réalité transformée et inquiétante. Transformée, car ces formes de cerveau sont primitivement des traces de champignons polyspores imprimées à la grisaille de verre. Inquiétante, du fait de la démultiplication obsessionnelle de cette empreinte qui vient envahir l’espace. L’hybridation du sens s’offre au spectateur comme un jeu de faux-semblants, un prétexte pour nous questionner sur la notion d’origine et d’essence.


Les Polyspores – Tony Kunter (s. d.)